Tisser la Liberté

Des endroits perdus dans le fin fond du Mexique..

Nous vous transportons dans les lieux les plus isolés du Mexique :
- depuis les jungles et les forêts du sud
- en passant par les chaînes de montagnes du centre,
- jusqu’aux côtes  de l’océan Pacifique
- et du Golf du Mexique (Atlantique).

Ces lieux magnifiques, où il y a peu d’opportunité, sont le dernier bastion des cultures mexicaines traditionnelles. C’est là que se trouvent les racines du Mexique moderne, et les graines d’un Mexique fier de ses origines.

Des défis quotidiens importants...

Ces petits villages et les vestiges des cultures natives mexicaines n’existeraient probablement plus sans la force dont les artisanes mexicaines font preuve. Elles doivent faire face :
- au manque d’éducation,
- aux faibles ressources économiques,
- et au machisme qui les entoure.

Elles n’ont jamais cessé de défendre ce qu’elles aiment le plus : leurs enfants et la transmission de leurs cultures à travers eux. Elles tissent et brodent leurs rêves d’un avenir plus prospère pour eux.

Faute d’éducation, les hommes ne trouvent pas d’autres opportunités que de travailler dans l’agriculture, où dans d’autres emplois dont les salaires sont tellement bas qu’ils suffisent à peine pour la nourriture; si tant est que l’argent arrive jusqu’à la maison…

Leurs solutions : Tisser la liberté!


Les femmes de ces petits villages se réveillent tous les matins avec un esprit combatant. Elles préparent des tortillas (les crêpes de maïs) dont elles font elles même la pâte, et cuisinent une sauce piquante. Enfin elles réchauffent les haricots rouges sur leurs “cuisinières” de pierre sommaires pour nourrir leurs familles, sous leur toit de tôle ondulée.

Elles pensent sincèrement que le futur peut-être meilleur, et qu’il est entre leurs mains : des mains qui croient en un dur labeur. Ces mains ont commencé à apprendre très tôt l’art de la broderie qui leur fut transmis par leurs mères, qui elles-mêmes l’ont appris de leurs mères. Quand elles ne sont pas à s’occuper de leurs familles, elles brodent, car chaque vêtement terminé est un pas de plus vers la nourriture de la semaine suivante ou vers l’éducation de leurs enfants.

C’est ainsi que les artisanes natives du Mexique brodent leurs libertés, qu’elles rompent la dépendance aux maigres salaires de leurs maris. Elles gagnent le respect de leurs communautés, elles transmettent leurs cultures aux générations futures et créent de meilleurs conditions de vie pour leurs familles.



Ce sont des femmes de caractère, admirables, qui ne se découragent pas face au faible appui du gouvernement, au manque d’éducation et à leurs faibles moyens économiques pour faire de leurs vies un monde rempli de couleurs, de sourires, d’art, de savoir, et surtout d’exemple.

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